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dimanche 1 février 2026

Joske Vermeulen

Anvers (Antwerpen), Province d'Anvers, Belgique.

Le nom de Joske Vermeulen ne vous dira sans doute rien. Pas plus que celui de son interprète Gaston Berghmans (1926-2016). Si les écrivains, les chanteuses, les actrices ou leurs œuvres passent régulièrement la frontière de la langue, il n’en va pas de même pour les humoristes. N’essayez pas de parler de Raymond Devos ou de Paul Mirabel à un non-Francophone. Gaston Berghmans et Leo Martin (1924-1993) formait le duo comique Gaston en Leo dans les années 1970 et 1980. Ils étaient très populaires en Flandre. L’un de leur sketches les plus connus est Joske Vermeulen (que vous pouvez voir sur Youtube, si vous comprenez le néerlandais). Ce sketch met en scène un homme qui téléphone d’une cabine téléphonique et discute avec un enfant en habit de marin qui répète sans cesse son nom et son adresse « Joske Vermeulen, Trammezandlei 122, Schoten » assis sur une chaise trop grande pour lui. C’est cette scène avec l’enfant, joué par Gaston Berghmans, qui a été reproduite dans une sculpture à Merksem, l’un des districts de la ville d’Anvers, où se trouve aussi la Trammezandlei, qui n’est, en réalité, pas à Schoten. 

Notons que l’année 2026 est l’année Gaston Berghmans à Merksem pour le 100e anniversaire de la naissance de l’humoriste et le 10e anniversaire de sa mort. 

lundi 31 octobre 2022

El diablillo (Le diablotin)

Ségovie (Segovia), Castille-et-León, Espagne.

Une légende raconte qu'un soir, une jeune femme de Ségovie, qui chaque jour devait parcourir 19 km à pied pour aller chercher de l'eau, promit son âme au diable si celui-ci mettait en place, avant l'aube, un système qui lui épargnerait de tels trajets. Le diable se mit au travail et construisit un immense aqueduc mais, quand le coq chanta, il lui restait une pierre à poser. L'âme de la jeune fille fut sauvée.

En janvier 2019, le diable est revenu contempler son œuvre inachevée. Il a pris du poids et s'est équipé d'un smartphone pour pouvoir se prendre en selfie devant la ville. Ce retour n'a pas été du goût de tout le monde. Une association s'est opposée à la représentation du diable car elle offense les Catholiques et est une exaltation du mal. L'affaire ira même au tribunal qui rejettera la demande des plaignants. Depuis, le diable ne se lasse pas de se prendre en selfie tranquillement assis sur un muret et fait le bonheur des touristes et des photographes.


mercredi 3 juillet 2019

Le téléphone

Courbevoie, Hauts-de-Seine, France

On se trouve ici entre deux mondes, à la charnière entre la téléphonie du 20e siècle et celle du 21e. D'ailleurs, cette sculpture date de 1999. Le téléphone portable se répand de plus en plus, partout dans le monde. Les cabines téléphoniques, elles, vont commencer à se raréfier. En 1997, elles étaient 300.000 en France. Vingt ans plus tard, elles avaient disparu du paysage. Il faut dire qu'entretemps, le téléphone portable, lui, est devenu l'appareil que tout le monde possède. L'homme de cette sculpture n'a plus besoin du téléphone public, il a le sien. Que fait-il dans une cabine ? Peut-être l'habitude ou une envie de téléphoner plus discrètement à une époque où l'on ne partageait pas ses conversations avec tout le monde.


lundi 5 mars 2018

Johanna en Margaretha Van Constantinopel 1217 (Jeanne et Marguerite de Constantinople 1217)

Saint-Nicolas (Sint-Niklaas), Flandre Orientale, Belgique.

On ne peut vraiment plus y échapper ! Dès qu'on se trouve devant un monument ou un lieu un peu touristique, on voit quelqu'un se prendre en selfie. On ne montre plus à ses amis ou à sa famille ce qu'on a vu mais on montre qu'on était là. Jeanne (v. 1194-1244) et sa sœur cadette Marguerite de Constantinople (1202-1280) ont elles aussi succombé à cette mode. Elles se prennent en selfie sur la Grand-Place de Saint-Nicolas. Il faut dire qu'elles ont joué un rôle important dans le développement de la ville, fondée en 1217, alors que l'aînée était Comtesse de Flandre et Comtesse de Hainaut. Bien sûr, elles ne sont plus toutes jeunes et le temps a fait son effet. Elles sont maintenant deux très beaux squelettes et elles accepteront volontiers de poser avec vous pour un selfie.

L’œuvre a été récompensée du 14e prix de la Culture de la ville de Saint-Nicolas, en février dernier.

Deux squelettes sur la Grand-Place de Saint-Nicolas

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