lundi 31 octobre 2016

Maman

Bilbao (Bilbo), Pays Basque, Espagne.
Tokyo (東京), Kantō, Japon.
Ottawa, Ontario, Canada.

Ces dernières semaines, un peu partout dans le monde, de nombreuses personnes se sont activées pour construire des décors pour Halloween. Citrouilles, sorcières, squelette et toiles font traditionnellement partie de notre paysage à la fin du mois d'octobre. Dans le même genre, d'immenses araignées ont envahi le monde depuis plusieurs années. Une sculpture de Louise Bourgeois a fait le tour du monde : de Londres à Doha, de Genève à Séoul, de Buenos Aires à Hambourg, Maman, telle que l'a baptisée la sculptrice, a fait le tour du monde. L'œuvre originale est exposée à Londres, au Tate Museum et plusieurs reproductions sont exposées dans des musées ou souvent en dehors des musées, vu la taille de l'œuvre. Si à Londres, elle n'est plus visible de l'extérieur, on la retrouve près du musée Guggenheim de Bilbao, du Mori Art Museum à Tokyo ou du Musée des Beaux-Arts du Canada à Ottawa.

Mais pourquoi Maman ? La sculptrice française naturalisée américaine est loin de souffrir d'arachnophobie. Au contraire, elle voit dans l'araignée un être bénéfique et protecteur, comme l'était sa mère. La comparaison ne s'arrête pas là puisque sa mère était tisserande. Cet hommage particulier est désormais célèbre dans le monde entier.


À Bilbao, en Espagne

samedi 29 octobre 2016

Madame Chapeau

Bruxelles (Brussel), Région de Bruxelles-Capitale, Belgique.

Amélie Van Beneden, surnommée Madame Chapeau par les "crapuleux" de sa rue, est sans doute le personnage le plus connu du folklore bruxellois. Coiffée d'un chapeau parce qu'elle est "trop distinguée pour sortir en cheveux", elle apparaît pour la première fois dans la pièce de théâtre Bossemans et Coppenolle, écrite en 1938 par Paul Van Stalle et Joris d'Hanswyck. Depuis l'an 2000, les Bruxellois et les touristes peuvent aller la saluer dans une rue proche de la Grand-Place. Mais attention, méfiante, elle compte ses sous pour vérifier qu'on le lui a rien volé. N'essayez donc pas de lui jouer un mauvais tour ! Peut-être vous étonnerez-vous de ses grosses mains… Traditionnellement, le personnage de Madame Chapeau est interprété par un homme. Le sculpteur a donc pourvu sa statue de grosses mains. À noter aussi : son évolution. En 2015, Jefke, son lapin, a rejoint son cabas.


mercredi 26 octobre 2016

The homecoming (Le retour chez soi)

Victoria, Colombie-Britannique, Canada.

Un port, un marin accroupi ouvrant grand les bras vers sa petite fille heureuse de le retrouver. À côté d'elle, un petit chien court, semblant tout aussi joyeux. Bref, une scène de bonheur pour cette sculpture rendant hommage aux dizaines de milliers de marins qui, après des semaines ou des mois loin de chez eux, retrouvent leur famille, leurs amis. Elle fut inaugurée pour le 100e anniversaire de la Marine royale canadienne dans le port de Victoria, capitale de la Colombie-Britannique.


dimanche 23 octobre 2016

Jeunes filles jouant sur des hippocampes / L'hippocampe

Vevey, Vaud, Suisse.

L'hippocampe n'est absolument pas de la famille du cheval. Pourtant, depuis longtemps, ce petit poisson est comparé au grand mammifère. Il est vrai qu'on peut noter une certaine ressemblance. Du coup, certains artistes, tels que le sculpteur suisse Édouard Marcel Sandoz, ont donné à l'hippocampe une fonction similaire à celle du cheval. Ainsi, à Vevey, trois hippocampes sont chevauchés par de jeunes femmes. Elles semblent toutes trois s'amuser sur ces montures aquatiques. Deux d'entre elles se sont aventurées dans le Lac Léman, la troisième est restée sur le bord dans un plan d'eau. Peut-être fera-t-elle un jour le grand saut pour rejoindre ses copines…


vendredi 21 octobre 2016

Endless V (Sans fin V)

Beverly Hills, Californie, États-Unis.

Les lettres forment des mots, qui forment des phrases, qui forment des livres, qui forment des rayonnages, qui forment des bibliothèques, etc., etc. On pourrait continuer sans fin… Mais les lettres forment aussi d'autres œuvres, parfois, des sculptures, comme ici. Ces lettres-ci sont empruntées à différentes langues car l'artiste aime la diversité des langues et la diversité des être humains. Ensemble, elles forment un homme assis, recroquevillé. Est-il blanc ? noir ? asiatique ? peu importe. Par son universalité, cet artiste espagnol a exposé un peu partout dans le monde. Si cette œuvre-ci est placée dans un parc public de Beverly Hills, en Californie, d'autres œuvres assez similaires sont visibles dans d'autres villes.


mercredi 19 octobre 2016

El pallaso (Le clown)

Barcelone (Barcelona), Catalogne, Espagne.

Faire rire, sans doute le plus beau métier du monde mais aussi le plus difficile. Au cirque, on applaudit les funambules, les trapézistes mais aussi le clown. Maquillé, portant une perruque simulant une calvitie, habillé de manière grotesque, le clown semble toujours maladroit, simplet et pourtant… il tient l'un des rôles les plus difficiles, celui de faire rire le public et en particulier les enfants. Même si son nom ne figure pas sur la plaque, le clown qui servit de modèle à cette statue est Charlie Rivel (1896-1983). Connu dans toute l'Europe, il est reconnaissable à son nez carré et sa longue robe rouge. Il a fréquenté Charlie Chaplin, qu'il imitait et dont il a emprunté le prénom, mais aussi Federico Fellini, qui l'a dirigé dans… Les clowns.  Aujourd'hui, sa statue fait la joie des enfants qui vont jouer dans la plaine de jeux des Jardins de Joan Brossa, à Barcelone.  Une autre statue lui est consacrée à Munich.


dimanche 16 octobre 2016

Boy with a dolphin (Garçon au dauphin)

Kensington et Chelsea, Grand Londres, Royaume-Uni.

Combien d'enfants - et d'adultes d'ailleurs - n'ont-ils pas rêvé de nager avec un dauphin, de s'accrocher à lui et de partir au fin fond de l'océan ? La série et les films de Flipper le dauphin ne sont certainement pas étrangers à ces rêves. J'ignore si le jeune Roly a pu un jour réellement nager avec un dauphin mais c'est lui qui, à l'âge de 11 ans, a servi de modèle pour cette statue réalisée par son père, David Wynne. Hors de l'eau, cette statue est aérienne. En la regardant, on a un sentiment de légèreté, de liberté. Roly a grandi, il est devenu bassiste des Ozric Tentacles mais il a mis fin à ses jours en 1999, à l'âge de 35 ans. La sculpture lui est désormais dédiée.

Deux copies, au moins, existent de cette statue, toutes deux aux États-Unis, à Worcester et à Rochester.


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